Agressions sexuelles à l'université : Hillary veut passer à l’action !

 

Les viols et les agressions sexuelles sur les campus américains ? Non, ce n’est pas un mythe, encore moins une hyperbole médiatique. Vivant sur un campus américain au quotidien, je suis témoin de comportements inappropriés venant de jeunes américains sur des filles. Même mon minuscule campus de 1200 élèves compte au moins une affaire de viol chaque année.
Alors, que nous propose Hillary si elle est élue présidente ? Etant une femme, je m’attends à des mesures qui changeront sur le long terme cette « rape culture. »

En premier lieu, Madame Clinton propose de mettre un terme à cette violence à travers trois mesures. La première est d’offrir un support mental aux victimes, quel que soient leurs orientations sexuelles, leurs genres ou leurs ethnicités.

Dans un second point, Hillary promet d’assurer des procédures judiciaires équitables. En effet, aux Etats-Unis, un problème est récurrent : les victimes ayant le courage de porter plainte ne sont pas crues, respectées ou écoutées. L’affaire Brock Turner est une preuve encore d’actualité où Brock Turner, un étudiant américain de la prestigieuse université de Stanford a été accusé d’avoir agressé sexuellement une jeune femme inconsciente lors d’une soirée. Les autorités américaines signalaient jusqu’à 14 ans de prison… Et pourtant, la sentence du jeune athlète s’annonce à six mois de prison, parce que selon le juge qui a traité l’affaire, « une peine trop lourde aurait un impact trop sévère sur lui » rapporte le Washington Post. Cette affaire scandalise les Etats-Unis justement parce que le juge néglige la voix de la victime, pour qui cette agression a bouleversé sa vie. La promesse de madame Clinton est donc nécessaire et utile pour ce pays et cette culture.

Enfin, Hillary propose des programmes éducatifs et préventifs contre les agressions sexuelles et toutes autres formes de violence. A la demande d’Obama, cette mesure a déjà été adoptée par plusieurs campus américains. En effet, mon université – et elle n’est sans doute pas la seule—inscrit ses étudiants à des cours en ligne, portants sur le harcèlement, les violences sexuelles, le consentement, et le racisme. Si nous ne validons pas ce cours sous trois mois, nous ne pouvons pas nous inscrire aux cours l’année prochaine ! Assez efficace, je dois dire…

En résumé, les propositions de Madame Clinton sur les violences sexuelles ne sont pas révolutionnaires en soit, mais elles restent nécessaires. Et vous monsieur Trump, à quand vos propositions ?

Voir aussi: Trump, Clinton et l'immigration : voici leurs promesses

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